La fiancée paranoïaque aux seins durs s’enfiévrait de l’aède famélique/Prince proscrit aux gloires éteintes/Cendres et écroulements d’une aristocratie dissoute/Aux ancêtres poignardés à fond de caves/Désuets destins sombres d’ ombres/Chutes patriarcales/Chimères d’antan/Eternellements en débris/Âmes moisies d’humide et de froid /Amnésiques à jamais/Phantasmes brisés aux tic tac des horloges/Illusoire existence comme fumée/Blême silhouette confuse non identifiée/Sur l’écran spectral d’un cinéma crépusculaire.
La fiancée paranoïaque aux seins durs posté le lundi 05 octobre 2009 23:25
Haleine bienheureuse d’ un dimanche ordinaire posté le samedi 03 octobre 2009 14:03
Haleine bienheureuse d’un dimanche ordinaire
Haleine bienheureuse d’un dimanche ordinaire/Mer miellée des blés qui jaunissent/Houle sournoise/Horizon de campagne/Agonie du cri du corbeau/Naufrage vacant comme un remords/Ronde et verte la haie s’esquive/Lierres et orties cloitrent l’aubépine/Mille chaussures ont durci le chemin/Marin est le vent et ses senteurs de naufrages/Epouvantable l’agonie du pêcheur inconnu/Les goélands nostalgiques ont la gueule de proue/Vieux voyageurs emplumés tachetés affamés/Surveillance en tapinois comme on fait le marché/Promeneur d’après-midi indifférent à l’ âme de la campagne/Errant qui se pavane un sandwich à la main/Idéal épicier repus il s’endort sur la plage.
Légendes inédites posté le vendredi 02 octobre 2009 22:48
Fatalité foraine des météores/Solitude sur la zone/Féérie polaire cercle mortel/Pot au noir trouble au bas de l’horizon/Anges clandestins/La chanson de l’adolescent bohème/L’accordéoniste me souriait/Féérie précaire du sac de ciment/Tout s’éloigne en vain/Echo du vent file en riant/la lueur du meurtre me bande les yeux/Mort de fièvre imaginaire/Rêves lointains de la cime des arbres/Né d’un instant sous les draps/Poussière spasme et hasard/jardin banal du crucifié/Une passante m’entraîne dans sa chute/Frisson d’or d’automne/Merveilles et sortilèges/Une banale étoile filante/Ombres et légendes profitent à la foule/Tristesse du casseur de pierres/Duvet printanier/Angoisse d’un vague instant/Les goélands pourrissent l’iceberg/Pauvre poète curieux/Derrière les bas-reliefs/L’ombre mouvante sur le mur d’en face/Cruel mâchefer opaque/Vertige taciturne de l’édelweiss/Invisible odeur des tapisseries/Cercle de fagots/Complainte/Le cri du fleuve échoué dans la gorge/Eternelles racines/Fulgurances boréales/Invisible hippocampe/Corbeau de lune/Senteurs de cimetières/Feu follets jaillissants/Limbes profondes/Un barbu fume/Sarcophages et ombrelles/Fantasques secousses/Rituels/Des monstres hors du monde/Naissance informe d’une poésie impondérable/Pyramide satanique/Fastes pourritures des forêts mortes/Indifférence d’une quotidienne absence/Fine brume fugitive/Présages d’ossements royaux/Ventres et seins étreintes étranges/Amour le coq n’a pas de dents/Roux triangle pelage venin/Beuveries latentes/Sagace visage de Pharaon/Capricieux gueux des sépulcres/Une fille glauque est/En ce temps là le vide/Masque visage oblique/Sur le déclin du silence/Cambrure de garce et pétale de chatte/Compagnons nocturnes/Voyage au confins de la jupe/Entrebâillements/Le sourire du crane de mort/Dernière mort en Mésopotamie/Souffle du couple de gitans/Un vieil homme debout la tête dans ses songes/Rue de la harpe un jour de pluie/Musique des amants de Paris/A l’ombre des statues/Le fou de tonnerre/Amnésie des vieux livres/Le voyageur anonyme valse dans la pluie/Sublimes galaxies/Bohémien de motte féodale/Le jardin chuchotant. Plein de bruit/Le plat regard du cyclope/Le train d’angoisse jour après jour/Un cageot de bananes blondes/Odeur de glaise paysanne/Mes paradis inconnus/Grands chahuts d’épaules/Dérive de blonde/Brassage de prunelle/L-ombre du seuil de la chambre/Nuances de l’âtre/Imperceptible flamme intérieure/Vers l’astre inconnu/Coin de braises dispersées/Roman de souvenir enseveli/Rêve crépusculaire d’une mémoire scellée/Caillou planétaire/Transparence machiavélique du baiser de l’ange triste/Longue jambe gainée de noir/Grave jeune fille/Foudre boréale/Perspective d’hiver sur le hangar/Froid nuage nocturne/A l’horizon meurt une enfance/Gel étoile blanche sur la vitre/Quelque vent de misère/ Limbes de faubourg/Vieille chambre le bois craque/Odeur de terre et de chair du tabac froid. Forme déclinante d’un couple de rue/Nostalgie miroir ancien/Une venelle sombre dans le soir/Ombre de l’armoire planches balafrées poussière paysanne/Hibou de vent noir crève de mort/Bateau de nuit désastre du port/Songe de pluie un vieillard s’égoutte/Bizarre rencontre de l’amant chinois au front balafré/Madone de cire poupée de fleurs/Déferlantes hantées des visages volent sur les vagues/Sirènes ventre d’un autre siècle/Pierre lézardée/Epi de fer/Sommeil Aztèque/Bruissement mystérieux de la Terre/Rayon d’hiver sur le ballast/Sublime et intemporel bastringue/Vieil autorail stoppé par la rouille/Vache maigre freux fraternel/Lointaine galaxie à la dérive/Voix susurrantes spectres lointains/Mythologie de Polyphème/Comme respire une voix dans la solitude des faubourgs/Orgue de bataclan/Résonnance d’acier d’une hache qui frappe/Mort périphérique noirceur chimérique/Embarcadère de manège/Quel est le sexe du Masque ?/Envol cruel du Phénix/Fou de pluie/Eternel voyage du vent/Cri rompu/Train couche-tard glissant dans le noir/Sperme ombrageux sauvage/Prélude nocturne/Amnésie sur le perron/A contre-voie pauvre senteur d’orange/Fond de charpente musique sauvage/Septentrion paysage désuet d’un ancien cauchemar /Matin désuet profondeur maigre/Iles ferroviaires/Choucas vide et folklorique/Fond d’hiver brûle marmite/Nuit coutumière énigmatique/Poussière de subconscience/L’ancêtre poignardé dans le coupe-gorge/Reposante intimité/ Branches sombres du fagot/Un violon se suicide/magie de l’almanach/Hermétiques éponges/Mouvements obliques des greniers/J’habite près de la crypte un tumulus géologique.
« Légendes inédites.»
Christian ALLE
De quoi j’me mêle ( ou royale menteuse) posté le samedi 28 mars 2009 21:30
Texte Jacques Fauny Lerendu Le 10/12/2008 à 2 heures 14 du mat
De quoi j’me mêle
( ou royale menteuse)
1
Je n’aurais pas dû commencer,
au début c’était trop bon,
trop beau, trop vilain.
J’étais en second état .
Etat de gris, état d’esprit.
Surpris grisé par une blonde,
une salope qui sent bon
comme du foin qu’on déroule .
2
Je n’aurais pas dû m’y frotter,
me bruler sur son corps blanc .
Me traîner à ses atouts,
la Mettre entres mes lèvres .
Piégé, je suis tombé bas
parachuté ceinturé,
menotté au radiateur
d’une royale menteuse .
REFRAIN
Je suis quoi pour elle ?
Un boa qui l’avale,
une proie mortelle,
son hamac sa chose .
Je suis qui pour elle ?
Son mac qui l’à pose
doucement sur ma cirrhose .
Mais de quoi j’me mêle .
3
Je n’aurais pas du l’écouter .
C’est quand elle s’est enflammée
Qu’aussi j’ai tiré dessus,
Mais c’est elle qui me tuait .
là sur le bout de ma langue
j’avais sa langue aussi,
le gout de son venin ,
putain d’matin, ma dose enfin .
fin
RETOUR par Claire CEIRA posté le mercredi 28 janvier 2009 17:59
Retour
On revient de la mer
c’est l’heure où le ciel est gris, les champs bruns l’air
beige au loin flotte
sur l’horizon sinueux un fin tracé de ville, palpitant, roux.
L’autoroute pointillée de rouge sang,
la brume naissante,
les voix qui bougent et se dilatent dans les spirales
des chants, des mélodies.
On voit bien dehors encore, rien n’est ni noir ni bleu.
La mer s’éteint sûrement derrière nous, poursuivant sa
respiration
de vagues,
Peu à peu elle change sûrement
De couleur dans le soir.
Bientôt tu ne seras plus là, dans cette tranquillité,
Bientôt je me souviendrai de ce moment
Jeune fille assise
Et de ce trajet.
De l’éolienne,
Qui surgit à droite :
Quelques secondes de grâce blanche et bleutée, ses longs bras
Mouvants.
Comme toi.
Claire Ceira
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